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Mardi 20 Mars 2007

Le temps a coulé depuis l’infini mystérieux et de l’infini mystérieux , il reviendra vers nous…

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais loin, très loin au-dessus des océans, à des hauteurs incommensurables, vole le serpent-à-plumes, au-dessus du pays merveilleux des volcans dont le souffle brûlant donne de la force à ses ailes, au-dessus des jungles dont les murmures et les couleurs apaisent sa faim et sa soif, ou bien au-dessus des étendues de la douce pampa qui bercent son vol.                                               

 

 

 

 

 Et le serpent-à-plumes est le seul être au monde qui se souvienne de tout ce qui est advenu et le seul aussi qui sache ce qui va advenir.  Car c’est un oiseau fabuleux. C’est pour cela qu’il vole tantôt vite, tantôt lentement comme s’écoule le temps lui-même; il vole…et il observe et il écoute. Rattrapons-le vite, pendant qu’il vole encore lentement.

 

 

 

 

Il faut nous installer sur ses ailes resplendissantes, aux reflets de jade, nous laisser porter au-delà de la Grande Eau  ; à, au-dessus des volcans, au-dessus de la jungle et de la pampa, nous verrons vivre les légendes que la suite des temps a montrées au serpent-à-plumes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PERSPECTIVE  DU STATIQUE

 

 

 

 

La perspective statique est l’ensemble des liens, des lois ou critères qui régissent la perception par l’observateur d’une réalité fixe, d’une scène  immobile pour lui.

 

 

Même si l’observateur bouge dans un décor, dans ce chapitre nous considérons l’observateur évoluant dans un monde parfois figé par nous en une sorte d’arrêts sur image successifs, pour les besoins de ce chapitre.

 

 

 

 

 

 

Le décor observé est la réalité perçue.

 

 

L’observation de ce qui est entraîne sa propre manifestation

 

 

 

 

Note : les perspectives du Tableau et du Miroir ne sont abordées que temporairement dans cet ouvrage, bien qu’elles fassent partie de notre représentation de l’espace.

 

 

 

 

Définissons l’art comme étant le meilleur moyen de communiquer, de partager une perception.

 

 

 

 

Dans ce cas la perspective du Tableau est l’ensemble des règles, méthodes ou procédés artistiques qui permettent de produire une réalité imaginaire ou concrète par son expression ou sa réexpression sur un support local, et dans un cadre donné, à l’attention de l’observateur.

 

 

 

 

La contre-plongée rend bien la hauteur du bâtiment et surtout l’intention de l’artiste de le mettre en valeur…

 

 

 

 

 

‘Avenue des Etats-Unis’, par le dessinateur  Claude Petit, Tournai

 

 

 

 

Produire une réalité du Tableau, c’est par exemple sculpter la pierre, peindre  une toile ou tirer et coucher une image photographique sur papier, créer et projeter une image vidéo sur écran de télévision, assembler et lancer un hologramme dans un décor, etc.

 

 

La perspective du Miroir est l’ensemble des artifices optiques et règles visuelles abstraites, mis en avant dans l’utilisation des réflecteurs et réfracteurs pour faire percevoir une réalité, voire peut-être un monde total.

 

 

Même si les perspectives du Tableau et du Miroir sont passionnantes et font déjà l’objet d’études remarquables, la dynamique christique s’intéresse ici à la tentative d’explication de notre monde de tous les jours, pour comprendre le Plan.

 

 

 

 

Cet univers physique a été conçu et projeté par le Créateur dans ce but précis : le Plan. Le mécanisme qui le tient en place est le Grand Attracteur; mais peu en connaissent l’objectif, même parmi les explorateurs du Nouvel Age.

 

 

Mais ce que nous en percevons suscite déjà notre admiration.

 

 

La dynamique christique est la reconnaissance d’un lien antérieur à notre création, donc à l’origine des créatures que nous sommes ; elle est aussi l’acceptation d’une capacité à le réactiver par nous-mêmes, afin d’utiliser ce lien dans le respect de du Créateur et de son Plan.

 

 

 

 

 

 

‘Aguas blancas, Jardin’ par Rolph Dürig

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le point de vue épuré de la géométrie peut cependant créer, en perspective parallèle, des tesseracts à 4 dimensions, comme l’hyperroof et l’hypercircus…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

‘Hyperroof’, par Soliris

 

 

 

 

                                                       

 

 

                                      

 

 

Étude rapide de deux aptitudes physiques de la vision humaine, l’accommodation et la focalisation, et d’une aptitude mentale qui les combine : le savoir préalable 

 

 

                                                                                  

 

 

 

 

L’accommodation

 

 

                                                               

 

 

 

 

C’est est un phénomène physiologique qui a lieu à l’intérieur de chaque œil.

 

 

L’accommodation est la variation de la courbure du cristallin qui permet, coup d’œil par coup d’œil, la vision nette d’objets situés à des distances variées.

 

 

Le cristallin est un élément de l’œil interne en forme de lentille biconvexe, dont la courbure se modifie sous l’action de muscles, et qui concentre sur la rétine une partie sélectionnée des rayons lumineux, ceux venant de l’objet regardé.

 

 

La rétine est une membrane du fond de l’œil sensible à la lumière.

 

 

 

La focalisation

 

 

 

 

C’est une action commune aux deux yeux qui participe également à la perception.

 

 

 

 

La focalisation est une fonction binoculaire, elle consiste pour les yeux de l’observateur à s’orienter chacun vers le même sommet ou foyer : le point de détail regardé.

 

 

Pour regarder, nous avons besoin de lumière : ce sommet se situe donc au point de radiation des rayons lumineux qui partent ou repartent précisément de ce point vers nous-mêmes.

                                                                  

 ‘Les yeux de Nelly’, par Nelly Descamps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous parlons des rayons lumineux venant de l’objet regardé : ces rayonnements sont des reflets, à moins qu’ils ne soient émis directement par une source radiante lumineuse, se situant à cet endroit.

 

 

 

  Images et texte ci-dessous extraits de ‘Anatomie’, de Jean Demal et Louise Wacaumont, 1964, Casterman.

 

 

 

 

 

L’ŒIL FONCTIONNE COMME LE PLUS MERVEILLEUX DES APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES

 

 

          

 

 

 Il est pourvu d’une pellicule photosensible –la rétine- disposée au fond d’une chambre noire – le globe oculaire-.  A l’entrée de cette chambre, un objectif –cornée et cristallin- permet de concentrer les rayons lumineux ; la « mise au point » se fait automatiquement : le cristallin se bombe ou s’aplatit pour obtenir une image nette sur la rétine. Il sert en même temps de filtre, car il absorbe les rayons ultraviolets.

 

 

Enfin, un diaphragme –l’iris- s’élargit ou se rétrécit pour laisser entrer dans la chambre noire plus ou moins de lumière suivant les besoins.

Parlons d'une forme de perception:

Nous pouvons appeler perceptions lithophaniennes les reliefs virtuellement créés, par  procédés artistiques ou autres ; prenons cette plaque de calcaire, à droite, que l’on illuminait de l’intérieur ( voir ci-dessous ), au 19ième  et au début du 20ième  siècle. Il existe au musée des beaux arts de Tournai deux oeuvres étranges de Martin Joseph Geearaerts, illustrant 'la perception lithphanienne'                      

 

 

 

 

 

 

Les regarder (au musée, par exemple) installe en nous des perceptions différentes, car

 

 

les photographies elles-mêmes ne peuvent restituer ces tableaux sans nous donner un relief ‘sculpté’ !

 

 

 

 

Il arrive même, quand on les observe sur place, que le relief se ‘vide’ de lui-même, suivant la capacité de nos yeux à se distancer, par accommodation, de notre ‘savoir préalable’, savoir relatif à la construction du relief.

 

 

 

 

Martin Joseph Geeraerts était un maître en construction des perceptions lithophaniennes.

 

 

Le savoir préalable

 

 

 

 

 

 

 

Le ‘savoir préalable’ est l’aptitude mentale qui combine l’accommodation et la focalisation

 

 

Les variations conjointes de l’accommodation et de la focalisation sont fournies à l’observateur par des sensations de distance vis-à-vis des différents éléments d’un décor mobile ou immobile, très tôt dans l’enfance.

 

 

 

 

Notre corps sait préalablement ou s’est fait savoir il y a longtemps à quelle distance focale du détail observé correspond tel degré d’accommodation pour le percevoir. Pour beaucoup d’entre nous donc, cette correspondance est partie d’une discipline stricte de la vision, discipline que nous perpétuons.

 

 

Si l’accommodation et la focalisation ont été réglementées pour interagir immuablement, cette discipline est une habitude qu’il devient nécessaire de vaincre pour acquérir de la liberté

 

 

 chupacabra des océans

 

 

 

Lorsque par exemple ‘notre corps’ ressent la présence d’un oiseau ‘là-bas- à cet- endroit’,  il évalue la distance entre lui et l’oiseau, et cette évaluation ‘presse’ les yeux de sélectionner et d’accommoder sur le sujet en question.

 

 

publié par soliris dans: perspectiveplazza.com
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