Le temps a coulé depuis l’infini mystérieux et de l’infini mystérieux , il reviendra vers nous…
Mais loin, très loin au-dessus des océans, à des hauteurs incommensurables, vole le serpent-à-plumes, au-dessus du pays merveilleux des volcans dont le souffle brûlant donne de la force à ses ailes, au-dessus des jungles dont les murmures et les couleurs apaisent sa faim et sa soif, ou bien au-dessus des étendues de la douce pampa qui bercent son vol.
Il faut nous installer sur ses ailes resplendissantes, aux reflets de jade, nous laisser porter au-delà de

La perspective statique est l’ensemble des liens, des lois ou critères qui régissent la perception par l’observateur d’une réalité fixe, d’une scène immobile pour lui.
Même si l’observateur bouge dans un décor, dans ce chapitre nous considérons l’observateur évoluant dans un monde parfois figé par nous en une sorte d’arrêts sur image successifs, pour les besoins de ce chapitre.
Le décor observé est la réalité perçue.
L’observation de ce qui est entraîne sa propre manifestation
Note : les perspectives du Tableau et du Miroir ne sont abordées que temporairement dans cet ouvrage, bien qu’elles fassent partie de notre représentation de l’espace.
Dans ce cas la perspective du Tableau est l’ensemble des règles, méthodes ou procédés artistiques qui permettent de produire une réalité imaginaire ou concrète par son expression ou sa réexpression sur un support local, et dans un cadre donné, à l’attention de l’observateur.
La contre-plongée rend bien la hauteur du bâtiment et surtout l’intention de l’artiste de le mettre en valeur…
Produire une réalité du Tableau, c’est par exemple sculpter la pierre, peindre une toile ou tirer et coucher une image photographique sur papier, créer et projeter une image vidéo sur écran de télévision, assembler et lancer un hologramme dans un décor, etc.
La perspective du Miroir est l’ensemble des artifices optiques et règles visuelles abstraites, mis en avant dans l’utilisation des réflecteurs et réfracteurs pour faire percevoir une réalité, voire peut-être un monde total.
Cet univers physique a été conçu et projeté par le Créateur dans ce but précis : le Plan. Le mécanisme qui le tient en place est le Grand Attracteur; mais peu en connaissent l’objectif, même parmi les explorateurs du Nouvel Age.
Mais ce que nous en percevons suscite déjà notre admiration.

‘Aguas blancas, Jardin’ par Rolph Dürig
Le point de vue épuré de la géométrie peut cependant créer, en perspective parallèle, des tesseracts à 4 dimensions, comme l’hyperroof et l’hypercircus…

‘Hyperroof’, par Soliris
Étude rapide de deux aptitudes physiques de la vision humaine, l’accommodation et la focalisation, et d’une aptitude mentale qui les combine : le savoir préalable
L’accommodation
C’est est un phénomène physiologique qui a lieu à l’intérieur de chaque œil.
L’accommodation est la variation de la courbure du cristallin qui permet, coup d’œil par coup d’œil, la vision nette d’objets situés à des distances variées.
Le cristallin est un élément de l’œil interne en forme de lentille biconvexe, dont la courbure se modifie sous l’action de muscles, et qui concentre sur la rétine une partie sélectionnée des rayons lumineux, ceux venant de l’objet regardé.
La rétine est une membrane du fond de l’œil sensible à la lumière.
La focalisation
C’est une action commune aux deux yeux qui participe également à la perception.
Pour regarder, nous avons besoin de lumière : ce sommet se situe donc au point de radiation des rayons lumineux qui partent ou repartent précisément de ce point vers nous-mêmes.

‘Les yeux de Nelly’, par Nelly Descamps
Nous parlons des rayons lumineux venant de l’objet regardé : ces rayonnements sont des reflets, à moins qu’ils ne soient émis directement par une source radiante lumineuse, se situant à cet endroit.
an.
L’ŒIL FONCTIONNE COMME LE PLUS MERVEILLEUX DES APPAREILS PHOTOGRAPHIQUES
Enfin, un diaphragme –l’iris- s’élargit ou se rétrécit pour laisser entrer dans la chambre noire plus ou moins de lumière suivant les besoins.
Parlons d'une forme de perception:
Les regarder (au musée, par exemple) installe en nous des perceptions différentes, car
les photographies elles-mêmes ne peuvent restituer ces tableaux sans nous donner un relief ‘sculpté’ !
Il arrive même, quand on les observe sur place, que le relief se ‘vide’ de lui-même, suivant la capacité de nos yeux à se distancer, par accommodation, de notre ‘savoir préalable’, savoir relatif à la construction du relief.
Martin Joseph Geeraerts était un maître en construction des perceptions lithophaniennes.
Le savoir préalable
Le ‘savoir préalable’ est l’aptitude mentale qui combine l’accommodation et la focalisation
Les variations conjointes de l’accommodation et de la focalisation sont fournies à l’observateur par des sensations de distance vis-à-vis des différents éléments d’un décor mobile ou immobile, très tôt dans l’enfance.
Notre corps sait préalablement ou s’est fait savoir il y a longtemps à quelle distance focale du détail observé correspond tel degré d’accommodation pour le percevoir. Pour beaucoup d’entre nous donc, cette correspondance est partie d’une discipline stricte de la vision, discipline que nous perpétuons.
Si l’accommodation et la focalisation ont été réglementées pour interagir immuablement, cette discipline est une habitude qu’il devient nécessaire de vaincre pour acquérir de la liberté
chupacabra des océans
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